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« Tabagisme : bientôt un vaccin pour éviter l'addiction ? »
France Soir, L'Express, Le Figaro
C’est ce que se demande France Soir, qui fait savoir que « des chercheurs américains seraient parvenus à créer un vaccin contre l'addiction à la nicotine », selon un article paru dans Science Translational Medicine, sous la coordination de Ronald Crystal.
Le journal indique ce vaccin « serait capable d'immuniser l'organisme contre l'effet addictif de la nicotine contenue dans les cigarettes. Une découverte qui promet de ravir bon nombre de fumeurs désireux de se sevrer ».
France Soir explique que « les chercheurs ont réalisé toute une série de tests sur des souris. […] Ils se sont aperçus que ce vaccin serait efficace dans près de 85% des cas et ce, en empêchant la nicotine d'atteindre les récepteurs situés dans le cerveau. Concrètement, les cobayes ne ressentaient ensuite plus aucune sensation de plaisir généralement liée au fait de fumer et n'avaient donc plus l'envie quasiment irrépressible de recommencer ce geste ».
L’un des auteurs a déclaré à la BBC : « D'après ce que nous avons vu, la meilleure façon de traiter l'addiction chronique à la nicotine est de faire patrouiller ces anticorps, des sortes de "Pacman", qui nettoient le sang avant même que la nicotine puisse avoir le moindre effet biologique ».
L'Express relève également que « des chercheurs américains ont développé un vaccin contre la dépendance à la nicotine. Testé sur des souris, il semble prometteur ».
Le magazine en précise le « principe » : « Diffuser dans l'organisme un virus génétiquement modifié qui contient des anticorps qui absorbent la nicotine ». Ronald Crystal explique ainsi : « Notre vaccin permet à l'organisme de fabriquer ses propres anti-corps contre la nicotine et de développer de cette façon une immunité durable ».
« Comprendre : les anti-corps empêchent la nicotine d'atteindre les récepteurs dans le cerveau et de développer... le plaisir et l'addiction liée à la cigarette ! », note L’Express.
L’hebdomadaire conclut qu’« à terme, le vaccin pourrait être administré aux fumeurs qui ont arrêté de fumer. Ainsi, consommer de nouveau une cigarette ne leur procurerait plus aucun plaisir. Sous couvert de longues études garantissant un bon bénéfice/risque, souligne Le Quotidien du médecin, il pourrait même, un jour, être prescrit aux ados qui n'ont jamais fumé ».
De son côté, Le Figaro annonce qu’« un père fumeur risque d'endommager l'ADN de son futur enfant », d'après une étude publiée dans le journal de la Federation of American Societies for Experimental Biology.
Le journal explique qu’« au sein de 39 familles originaires de Grèce et d'Angleterre, l'équipe du Dr Julian Laubenthal, de la School of Life Sciences à l'Université de Bradford au Royaume-Uni, a recueilli le sang et le sperme des pères pendant la période couvrant la conception, ainsi que le sang des mères et des bébés à la naissance. L'ADN de chaque prélèvement a ensuite été analysé pour détecter d'éventuelles modifications au niveau de certains gènes liés à un risque de cancer accru ».
Le Figaro précise qu’« en plus des informations sur leur consommation de cigarettes, les parents ont dû indiquer leur âge, leur poids, leur métier et leur style de vie pour étudier les effets de l'exposition au tabac sur l'ADN des nouveau-nés indépendamment de ces autres facteurs ».
Le quotidien indique que « les chercheurs ont observé des altérations de l'ADN chez les bébés nés d'un père fumeur. Ils en concluent que les dommages provoqués par la fumée de cigarette seraient transmissibles du père à l'enfant, probablement via le sperme : de précédentes recherches ont effectivement montré que la fumée de cigarette altère l'ADN présent dans les cellules spermatiques ».
« Les scientifiques ont par ailleurs détecté des modifications génétiques chez les nouveau-nés dont la mère fumait, confirmant de nombreux résultats déjà établis », poursuit le journal.
Date de publication : 02-07-2012
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