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« Le dépistage du VIH à domicile arrive aux États-Unis »
Le Figaro, Le Monde
Le Figaro annonce qu’« un test salivaire de dépistage du virus du sida sera disponible en vente libre dans quelques mois aux États-Unis, […] dans le cadre d'une étude pilote de 2 ans. L'objectif visé de cet accès facilité au dépistage est d'infléchir la propagation du virus ».
Le journal explique que « le test consiste à prélever sa salive à l'aide d'un tampon que l'on applique sur les gencives. Le résultat s'affiche ensuite sur un cadran dans les 20 à 40 minutes. Le prix de gros du kit est de17 dollars (près de 14 euros). Il sera distribué sur le territoire américain dans des zones cibles où le taux de dépistage est faible et la contamination élevée ».
Le quotidien ajoute qu’« en plus d'améliorer le nombre d'individus dépistés, les autotests pourraient surtout favoriser un dépistage plus précoce afin d'instaurer rapidement un traitement pour diminuer la charge virale. Une fois celle-ci devenue indétectable, la transmission du VIH est endiguée ».
Le Figaro note qu’« en France, l'auto-dépistage du VIH est interdit, mais son statut pourrait évoluer à l'avenir, à condition de l'encadrer ».
Le journal évoque ainsi une « question complexe, qui dépend de la fiabilité du test. Dans le cas du kit américain, les experts de la FDA ont jugé que la marge d'erreur était acceptable : il permet de détecter la présence du virus dans 92% des cas, un résultat légèrement inférieur au seuil de 95% recommandé par la FDA ».
« Surtout, le dépistage à domicile devrait s'accompagner d'une prise en charge suivant la découverte d'un résultat positif », continue Le Figaro.
Le Monde relève également qu’« aux Etats-Unis, il est maintenant possible d'effectuer un test de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez soi ».
Le journal interroge Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon de Paris, qui déclare que « c'est à la fois une bonne nouvelle, une surprise et une inquiétude. La bonne nouvelle est que cette mesure va dans le sens d'une banalisation du dépistage du VIH. Il s'agit de la première fois qu'une autorité, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de la FDA, montre l'exemple en ouvrant encore l'offre de dépistage ».
« La mauvaise nouvelle est que ce test salivaire n'est pas totalement fiable : il permet de détecter une infection par le VIH dans 92% de cas, un taux qui laisse quand même passer 8 personnes sur 100 qui ont vraiment le virus. Au total, si les 240 000 Américains séropositifs qui s'ignorent faisaient ce test, on aurait donc 3 800 personnes porteuses du virus qui ne seraient pas détectées », poursuit le spécialiste.
Gilles Pialoux ajoute que « la vraie surprise, c'est donc d'avoir autorisé un test à fiabilité très modérée pour ouvrir la porte à quelque chose d'important, le dépistage à domicile ». Le praticien note en effet que ce test OraQuick « a déjà été testé par l'équipe de l'hôpital Saint-Louis à Paris en 2010, à la demande des autorités de santé. Résultat : il a été classé dernier des tests de dépistage rapides, dans la mesure où les chercheurs ont trouvé seulement 86% de sensibilité, c'est-à-dire 14 personnes sur 100 qui ne sont pas détectées séropositives. Au final, il a été recalé et non homologué ».
Date de publication : 06-07-2012
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